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 tangara cyanicollis

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ludo
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MessageSujet: tangara cyanicollis   Mer 15 Juil - 18:18

Tangara cyanicollis

Texte - Photographies : Ludovic DECURE
ORDRE: Passériformes
FAMILLE: Embérizidés
SOUS-FAMILLE: Thraupinés
GENRE: Tangara

Nom scientifique: Tangara cyanicollis
Nom vernaculaire : Calliste à cou bleu
Nom anglais : Blue-necked Tanager
Nom allemand: Blaukopftangare
Nom néerlandais : Blauwkop-Tangara
Taille: 12 cm
Poids : 17 g

Sous-espèces :
Tangara c. granadinensis : Ouest de la Colombie
Tangara c. caeruleocephala : du Centre de la Colombie jusqu’au Nord du Pérou
Tangara c. cyanopygia : Ouest de l’Equateur
Tangara c. hannahiae : Est de la Colombie, Ouest du Venezuela
Tangara c. melanogaster : Centre du Brésil
Tangara c. albotibialis : Région de Goiǎs (au Brésil)

L’espèce nominale, Tangara c. cyanicollis vit dans l’Est du Pérou et l’Est de la Bolivie.
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ludo
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MessageSujet: tangara cyanicollis   Mer 15 Juil - 18:19

Législation :
Les Tangaras (Callistes) sont repris en annexe 2 de l'arrêté du 10 août 2004 (liste des espèces non domestiques dont la détention ne peut être autorisée qu'au sein d'un établissement d'élevage). Donc, le certificat de capacité et l'autorisation d'ouverture d'établissement sont obligatoires dès le premier sujet détenu.

DESCRIPTION ET DIMORPHISME :
L’espèce nominale et ses 6 sous espèces ont toutes en commun une tête bleu turquoise iridescent, des lores noirs, les ailes qui vont du jaune vif au jaune d'or, en passant par le pistache et le bas du dos dans les mêmes tons. Pour les détails variables, chez certains on trouve un plastron violet sous le bec, chez d'autres les flancs sont bleu marine (seul chez Tangara c. cyanopygia, l'ensemble des marques colorées sont dans les tons bleus ).
Mâles et femelles sont fortement semblables, il est pourtant assez facile de les distinguer, en effet, les plumes du dessus de la tête et de la nuque de la femelle sont noires bordées de bleu alors qu'elles sont entièrement bleues chez le mâle. A 3 ou 4 mètres, il est parfois possible de remarquer cette zone écaillée sur la tête de l'oiseau. Les femelles sont généralement moins marquées aux ailes et au croupion.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE ET HABITAT :
Le Tangara cyanicollis est un oiseau présent dans les Andes depuis le Venezuela jusqu'à la Bolivie, mais uniquement sur une étroite bande d'une centaine de kilomètres de large, entre 1000 et 2400 mètres d'altitude. Une seule des sous espèces est présente en plaine, au centre du Brésil.
Le climat pour la zone andine est relativement tempéré et humide, même en zone tropicale et équatoriale, en altitude les températures nocturnes sont parfois négatives. Au Pérou, l'oiseau est très facile à observer à AGUAS CALIENTES, village au pied de MACCHU PICCHU (avec d'autres espèces de Tangaras).
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ludo
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MessageSujet: tangara cyanicollis   Mer 15 Juil - 18:20

LOGEMENT EN CAPTIVITE :
Les Tangaras sont des oiseaux très actifs, les petites espèces (Callistes notamment), sont quasiment toujours en mouvement, à la recherche de nourriture. La cage est donc à proscrire pour ces oiseaux. Ils sont correctement logés dans une volière de 2m x 2m x 1m pour un ou deux couples.
Comme ces oiseaux très territoriaux, on ne logera jamais plus d'un couple de la même espèce dans la volière, on évitera aussi les espèces aux couleurs semblables (Cyanicollis, Larvata, Nigrocincta, Ruficervix, par exemple, tous dans les tons bleus ou au dessin sensiblement identique ).
En grande volière, on peut élever plusieurs couples d'espèces différentes. Attention toutefois aux bagarres durant la nidification et aux oisillons qui disparaissent .....J'ai eu de bons résultats avec Gyrola, Ruficervix et Guit-guit émeraude ou Cyanicollis, Chilensis et Schrankii (les 3 couples ont niché ensemble) Mais aussi des déboires, car j'ai perdu un bon nombre de jeunes Xanthocephala avant de voir un mâle Guit-guit à pattes jaunes, qui volait systématiquement les jeunes au nid.
La volière profitera de la lumière du jour et du soleil le plus possible. A défaut, il faudra éclairer environ 12 heures par jour avec des néons «lumière du jour ». La vitamine D n'étant synthétisée qu'avec des longueurs d'ondes spécifiques, cet éclairage est indispensable pour la santé des oiseaux, en outre, il permet de mettre en valeur les couleurs iridescentes (à noter : l'efficacité du néon sur la production de vitamines baisse sensiblement à plus de 90 cm).
On prendra soins de pouvoir assurer aux oiseaux une température d'environ 12°c minimum durant l'hiver. Même si quelques gelées matinales sont tolérées inutile de fatiguer les oiseaux et de prendre des risques. Si les Tangaras expriment des envies de nicher durant cette période, ce qui est possible, la température devra être portée progressivement jusqu'à 16 / 18° C minimum, afin d'éviter le refroidissement des jeunes au nid.
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ludo
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MessageSujet: tangara cyanicollis   Mer 15 Juil - 18:21

ALIMENTATION :
Dans la nature, les Tangaras cyanicollis recherchent activement les baies des plantes de la famille des Moracées (ficus) et des Mélastomacées, le Miconia étant leur plante de prédilection. Le fruit du Cecropia peltata est aussi particulièrement prisé. De nombreux insectes et divers fruits complètent leur régime alimentaire.
En milieu fermé, il faut absolument apporter de la diversité dans le menu de nos oiseaux. En premier lieu, de nombreux fruits; pommes golden, poires, bananes, kiwis, baies de sureaux, figues, seront servis entiers ou simplement coupés en gros morceaux. Un complément en fruits exotiques sera le bienvenu le plus souvent possible, la papaye et la figue de barbarie notamment. Des recherches sur le Tangara évêque (Thraupis episcopus) ont montré que les Thraupidae choisissaient leurs aliments en fonction de leur teneur en protéines et de la période de l'année. On comprend donc aisément qu'il faille laisser le choix aux oiseaux, et qu'ils ne consomment pas la même chose toute l'année. Une pâtée universelle sera servie aussi chaque jour. Il est important de choisir une pâtée à faible teneur en fer, les oiseaux frugivores pouvant en stocker des quantités importantes dans leur foie (adaptation à un milieu naturel où le fer est rare). En cas d'excès il y a risque de cirrhose (foie dystrophié, abdomen gonflé jusqu'à impossibilité de vol puis mort par étouffement ), même en changeant de régime alimentaire, l'oiseau est souvent condamné dès les premiers symptômes. Cette pâtée peut être agrémentée de madeleine émiettée et de quelques insectes chaque jour. Les insectes vivants même s'ils ne sont pas indispensables dans la ration alimentaire, sont très appréciés des oiseaux et provoquent une certaine excitation propice à la nidification. Ils sont absolument nécessaires durant le nourrissage des jeunes.Les insectes proposés sont : mini-vers de farine, pinkies décongelés, œufs de fourmis et drosophiles. Un nectar complet (celui pour les Colibris et Souimanga) est aussi très apprécié, il peut être intéressant durant l'acclimatation car, même si les oiseaux mangent peu, ils boivent du nectar qui est très nutritif, le temps de découvrir leurs nouveaux aliments. Un complément multivitaminé peut être saupoudré sur les fruits une fois par semaine, mais une alimentation variée apporte l'essentiel de la ration.Un complément minéral (calcium / phosphore ) semble par contre très important, surtout durant les 20 premiers jours de vie des oisillons, le développement du système nerveux et du squelette dépendent de ces minéraux. Chaque aliment doit être impérativement changé tous les jours pour éviter les développements de bactéries et champignons.
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MessageSujet: tangara cyanicollis   Mer 15 Juil - 18:22

REPRODUCTION EN CAPTIVITE :
La reproduction peut intervenir toute l'année.Chez les éleveurs qui ne chauffent pas ou peu et qui n'apportent pas d'éclairage d'appoint, les oiseaux vont progressivement s’adapter à nos saisons et la nidification aura lieu surtout au printemps et en automne. Le décalage des saisons avec leur contrée d'origine fait toutefois perdre 1 ou 2 ans, le temps que leur cycle biologique coïncide avec la saison adéquate. Pour ma part, dans mon élevage, les oiseaux ont la possibilité de nicher toute l'année, et la période de novembre à avril semble la plus productive, avec parfois quelques nichées l'été.
Lors de l'accouplement, les 2 oiseaux chantent en trilles et de façon synchronisée à de nombreuses reprises ( ziiit ziiit ziiit zii zii zii zi zi zi i ii i i i i.............), puis le mâle apporte une offrande à madame (vers de farine, pinkies ...). Si elle accepte l'insecte, elle se cambre (tête et queue en l'air) et l'accouplement a lieu, avec aussitôt un cortège de chants, puis la toilette.
Les nids, type Tarins ou Canaris, sont facilement acceptés. Le mieux est de le placer profondément dans un fagot (genêt ou thuya) et le plus haut possible, la femelle étant plus au calme pour la phase de couvaison. Ce nid est garni de coton, mousse et fibres de coco. Les oiseaux ont réalisé une fois un nid naturel dans un fagot de mimosa séché. L'assise était entièrement constituée de coton et de mousse alors que la coupe intérieure était façonnée avec des fibres de coco. Deux œufs sont pondus à 24 heures d'intervalle, et la couvaison commence dès le premier œuf.
Pour l'éleveur, il convient d'être très attentif, à plusieurs reprises, j'ai découvert des jeunes de quelques jours sans même avoir vu la femelle couver et ce, dans une petite volière de 2m² ! Les oiseaux étaient d'une discrétion à toute épreuve et ce sont les cris du jeune de 8 jours qui m'ont alertés.... La femelle quitte systématiquement le nid au moindre bruit suspect et n'y retourne qu'une fois le danger passé. Les œufs ne sont parfois plus couvés durant de longues périodes, mais l'embryon semble ne semble pas en mourir, l'incubation dure simplement 2 ou 3 jours de
plus. Si la femelle est au calme et couve correctement, l'éclosion se produit au 15 ou 16e 'jour. Dès l'éclosion, même si j'étais totalement contre, il y a quelques temps, je suis revenu sur mes positions et conseille un traitement antibiotique (néomycine, ampicilline) saupoudré sur les pinkies durant les 10 premiers jours de vie des oisillons. Sans ce traitement, je n'ai jamais réussi à mener un jeune à terme... Au bout de quelques jours, une odeur nauséabonde se dégage du nid et il est déjà trop tard, les jeunes sont condamnés. Ce sont en fait les parents qui sont porteurs de germes que je n'ai jamais totalement éliminés même avec des traitements prolongés. Vers 9 jours, je bague en 2,9 mm, il est possible de le faire en 2,7 mm à 5 ou 6 jours mais j'évite de déranger les parents avant une bonne semaine de nourrissage. Je n'ai jamais eu de jeunes éjectés par les parents au baguage, ce sont au contraire des parents très attentifs. Un œuf trouvé au sol a été placé dans le nid des Cyanicollis, il a été parfaitement couvé et un jeune Tangara gyrola est sorti du nid ! Les mœurs, formes et couleurs du Gyrola sont pourtant bien différentes du Cyanicollis, mais il n'y a eu aucun problème. La même chose s'est produite avec un couple de Ruficervix et un jeune Gyrola avec une fin aussi heureuse.
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ludo
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MessageSujet: tangara cyanicollis   Mer 15 Juil - 18:23

Durant l'élevage, les fruits sont beaucoup moins consommés. L'abondance et la variété d'insectes est un gage de succès. J'apporte en plus, de la madeleine imbibée de nectar qui est très appréciée et riche en éléments nutritifs. Aux environs de 10 à 12 jours, les fruits reviennent en complément.
Les jeunes quittent le nid vers 16 jours et savent voler directement. Leur premier réflexe est de monter le plus haut possible dans la volière. Ils seront encore nourris par les parents durant plusieurs semaines, même s'ils semblent manger seuls.
Dans mon élevage, de nombreux jeunes sont morts à 18, 20, voire 30 jours : ils sont parfaitement élevés par les parents mais deviennent complètement amorphes en 24 à 48 heures, ils ne sont plus capables de voler et refusent le nourrissage. Même mes tentatives d'élevage à la main sur les derniers sujets «malades» n'ont rien donné. Après de nombreuses analyses et autopsies, plusieurs pistes ont été exploitées : la bactérie «Escherichia coli», le rapport calcium / phosphore, la toxoplasmose mais, après 5 années de «tests», je n'ai toujours pas de réponse à mon problème.
Ceci est bien dommage car le nombre de jeunes perdus à cet âge est très important et toutes les espèces de Tangaras que je détiens sont concernées. De nombreux éleveurs de frugivores-insectivores rencontrent le même problème, et il est urgent de trouver la solution sous peine de voir notre cheptel disparaître !!! En dernier recours, je m'oriente vers l'alimentation des vers de farine et / ou des pinkies qui pourrait être de mauvaise qualité. Je nourrissais les vers de farine avec des croquettes pour chien ( pour leur bonne teneur en protéines ), et un éleveur d'insectivores m'informe que le taux de fer serait beaucoup trop important et serait la cause de ces nombreux morts à la sortie du nid (n'hésitez pas me contacter si vous avez des infos à ce sujet, toutes les suggestions sont bonnes !)

Si vous possédez des Tangaras, Dacnis, Guit-guits, Souimangas et assimilés, n'hésitez pas à me contacter. Nous sommes très peu nombreux, et je souhaiterais savoir qui possède quoi, même un seul oiseau peut être important étant donné le tout petit cheptel restant en France. N'ayez crainte, rien d'officiel, je ne souhaite pas gérer un «groupe de travail», je n'en ai pas le temps, mais simplement permettre d'accoupler rapidement les quelques oiseaux qui nous restent afin d'éviter le pire.
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David
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MessageSujet: Re: tangara cyanicollis   Sam 12 Sep - 15:03

Merci pour ces explication désolé pour l absence mais j ai eu un gros problème avec mon ordinateur .
N'hésite pas a donner vos comentaire comme Ludovic car ses oiseaux son de plus en plus rare et il est temps qu on ce mobilise ensemble pour faire durer ses espèces en s'aidant mutuellement en parlant de nos expérience , arreton de garder nos secret car il sera bientôt tops tard pour sauver les quelques espèces qui reste .
Comme dit Ludovic n'hésiter pas a faire une liste des espèce que vous détenez.

Merci
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